Islande : Lakagígar et Vík

J13: Lakagigar, au milieu des champs de lave

13 Juillet 2015

Le suspens a été au rendez-vous jusqu’au dernier moment concernant le Laki, car cette année, l’hiver fut très rude. Les pistes ont ouvert beaucoup plus tard qu’habituellement. La route du Laki est partiellement ouverte depuis 3 jours. Les amoncellements de neige bloquent une partie de la boucle F207. Il est donc impossible d’éviter le gué le plus profond…

Avant d’emprunter la route, nous passons à l’office du tourisme de Kirkjubaejarklaustur. On nous informe que la route devrait être praticable, mais que les gués sont susceptibles de monter, avec la pluie prévue. Youpi!

Nous décidons de tenter notre chance sous la pluie. On affronte nos premiers gués. On a donc nos premières peurs. Le dernier gué avant la boucle nous fait une petite (grosse) frayeur. Il nous semble vraiment  profond. Matthieu préfère alors tester la profondeur dans une eau à 6°C….(aucun commentaire). Finalement, cela passait large.

route laki

Traversée de gué - Lakagigar

Nous empruntons ensuite la F207, qui nous offre un spectacle grandiose et chaotique. Cette route vaut vraiment le détour. On circule au milieu des champs de lave du Lakagigar, et le contraste avec les mousses vertes est saisissant.

Route F207 Lakagigar

La pluie se fait plus insistante. On arrive alors au fameux gué. En réalité, on a su qu’il était là car nous avons d’abord vu des voitures garées sur le bas côté. Le ton est donné…

Nous garons également la voiture et allons voir la bête. Et là, on se dit « waouh! ». A ce moment là, une ranger du parc franchit le gué avec un 4×4 monstrueux. On voit la profondeur de l’eau au niveau de sa porte. On sait à ce moment-là que c’est fichu. La ranger (très sympathique d’ailleurs) s’arrête et on discute un peu avec elle. On décide donc de pique-niquer ici avant de faire demi-tour et la suite nous donnera raison. En effet, la ranger a ensuite croisé un bus 4×4 d’excursion et a demandé au chauffeur de nous prendre en charge afin de nous emmener jusqu’au Laki, ce qui sera fait 30 minutes plus tard. Nous avons donc une chance incroyable. Nous faisons tout de même profil bas en montant dans le bus, face au regard des gens qui ont payé plus de 100 euros leur place.

Nous faisons un premier arrêt de 1h30 au Laki, ce qui nous permet de faire la boucle qui passe par le sommet du Laki. On a alors un magnifique point de vue sur la rangée de cratères créée lors de l’éruption de 1783, ainsi que sur la gigantesque coulée de lave à perte de vue.

  • Lakagigar laki cratere

Nous avons une fois de plus beaucoup de chance, car lorsque nous revenons au bus, une pluie battante nous tombe dessus.

Nous repartons et faisons un dernier stop pour voir un lac situé dans un cratère. L’arrêt est très bref car la balade qui pouvait être faite est infaisable à cause de la neige.

Lac de cratère Tjarnargigur - Lakagigar

Le bus nous ramène ensuite à notre 4×4. Nous rebroussons donc chemin. Les gués, précédemment franchis, nous font beaucoup moins peur maintenant. On se pose moins de questions et on trace la route jusqu’au camping de Kirkjubaejarklaustur II, où nous passons la nuit, avant de partir vers Vik. Le camping est sympathique, quasiment vide et bien aménagé. Le tarif est de 1200 ISK/personne (hors douche).

J14: Vik, une journée sous la pluie

14 Juillet 2015

Nous replions la tente sous la pluie, et craignons que le temps ne s’arrange pas, surtout que nous allons dans la ville la plus pluvieuse d’Islande : Vik. La ville porte bien sa réputation puisque nous aurons de la pluie du matin au soir. C’est d’ailleurs la seule journée intégrale de pluie que nous ayons eue en Islande.

On commence par aller jeter un bref coup d’oeil au canyon de Fjaðrárgljúfur, situé au début de la route F206, à 8 kilomètres de Kirkjubaejarklaustur. De jolies balades partent de ce lieu. Malheureusement, le temps ne nous permet pas de profiter pleinement du site.

1 heure plus tard, nous arrivons à Vik, où nous commençons par faire des provisions. Direction ensuite la plage de Sólheimasandur, située à 25km à l’ouest de Vik. Nous n’y allons pas pour son sable noir, ni pour ses coquillages, mais pour une raison inattendue. Un avion de l’US Navy s’est échoué en ce lieu en 1973. Il est possible de voir son épave. La scène est assez surréaliste, surtout que la carlingue est dans un très bon état de conservation. Sachez que ce site est seulement accessible en 4×4.

  • Epave DC3 US Navy - Sólheimasandur islande avion

Le temps est tellement mauvais que nous mangeons dans la voiture. On décide de braver les éléments et de partir découvrir les environs en faisant la balade n°6 du Rother. Cette randonnée permet d’explorer les falaises au-dessus de Vik, de voir des oiseaux et donne une vue sur Dyrhólaey. La brume nous empêche de profiter du paysage. De plus, cette balade n’est pas très bien indiquée et nous finissons par perdre le chemin, et devons improviser. Malgré notre équipement, après 3h sous la pluie, nous sommes bons à passer au sèche linge.

Nous décidons d’arrêter le massacre pour aujourd’hui et partons au camping de Pakgil à 30 minutes de route de Vik. La route pour s’y rendre n’est pas goudronnée et est très cahoteuse, mais vaut vraiment le détour. Les paysages sont idylliques. Le camping est isolé, assez vaste. Il est possible de manger abrité sous une grotte. Le cadre est exceptionnel. De nombreuses balades partent des environs. Le tarif est de 1500ISK/personne. Seul bémol: il n’y a qu’une seule douche pour le camping, ce qui peut s’avérer gênant si le site est plein (ce qui est loin d’être notre cas).

Camping à Pakgil

J15: Vik, le retour du soleil

15 Juillet 2015

Ce matin, nous nous levons sous un soleil radieux. Qu’est ce que ça fait du bien! La route jusqu’a Vik est encore plus belle, on en profite pour prendre des photos.

panorama Katla geopark

Au programme de la journée : une visite des points d’intérêt de Vik que l’on a raté hier avec la pluie, et le Landmannalaugar.

En premier, direction la plage noire de Reynisfjara et ses orgues basaltiques. Nous partons très tôt et profitons de la plage pour nous tout seuls. Ce lieu est étonnant avec ses formations rocheuses et son sable noir.

Reynisfjara

 

On ne peut pas partir de Vik sans aller voir les falaises de Dyrhólaey. Nous ne restons pas longtemps sur les lieux. C’est bondé. On peut apercevoir une multitude d’oiseaux ainsi que des macareux, qui ne restent pas bien longtemps face au trop grand monde.

Dyrhoaley

Une longue route nous attend pour rejoindre le Landmannalaugar. Pour suivre le reste de cette journée, vous pouvez lire le prochain article.

Auteur: Aurélie et Matthieu

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